Saison 4
Avril / septembre 2025
LEA DUMAYET
+ Démarches & Bio
EMIKA LANNELONGUE
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Jakmousse+-
Avril / septembre 2025
LEA DUMAYET
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EMIKA LANNELONGUE
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Léa Dumayet
Léa Dumayet a présenté son travail lors de déplacements en France et à l’étranger, notamment à Londres, Milan, Côme et Lisbonne. Sa pratique est essentiellement sculpturale et procède d’abord d’une recherche instinctive et empirique sur les caractéristiques des matériaux. Ses sculptures et installations sont souvent en équilibre. Elles oscillent constamment entre des notions contradictoires : fragilité et force, légèreté et pesanteur, équilibre et porte-à-faux, réalité et rêve, attraction et risque… Léa Dumayet invite les spectateurs à en éprouver les tensions.
« Léa Dumayet met à profit en cherchant — comme à son habitude — les points d’équilibre de l’architecture des formes qu’elle crée dans le vide de l’espace, sans en faire d’anecdote esthétique ni céder à l’attrait rassurant d’un motif ornemental, en tension élastique des manchons de caoutchouc naturel d’hévéa dans les réserves mêmes de l’usine Jakmousse qui les conditionne, déployant un tracé de courbures à l’horizontalité fugace et labile face aux fascinantes hauteurs du lieu, en une funambulesque mise en pièce d’un éclaté organique sis au cœur de la structure industrielle verticalisée….» Texte de Vincent Labaume.
Emika Lannelongue
Les liens entre mémoire et enregistrement constituent le fil conducteur d’une recherche où l’image, sous ses multiples formes, devient à la fois trace et questionnement. Dans une ère de la réminiscence numérique, cette exploration interroge la manière dont les images, les objets et les récits façonnent la perception du passé, nourrissent la nostalgie et influencent la construction des mémoires personnelles et collectives. Par l’expérimentation de différents médiums, chaque projet invite à sonder la fragilité de ces traces, oscillant entre document et fiction, intime et universel.
« .. Lorsque l’on regarde une photographie, il est difficile de ne pas se plonger dans l’image, d’observer un paysage comme par une fenêtre, de regarder droit dans les yeux un portrait… Et d’opérer par là même un voyage dans le temps et l’espace. Mais dans les clichés d’Emika Lannelongue, quelque chose cloche. Surgissant comme un phénomène surnaturel, un étrange éclair perce l’image, et invite de l’inquiétude dans le ciel clair.
Emika a tout simplement déchiré les négatifs, rendant la photographie à sa matérialité, à son processus de production. L’intime, figé dans sa représentation photographique, est malmené comme un souvenir qui s’effacerait petit à petit. Un geste minimal, certes, mais hanté par une réflexion autour de l’impermanence qui bouleverse. .. » Texte de Maïlys Celeux-Lanval.