TARMAC
Mai 2025
Célia COËTTE
Mélissa MEDAN
Jakmousse+-
Mai 2025
Célia COËTTE
Mélissa MEDAN
Damien CACCIA
Né en 1989. Vit et travaille à Bagnolet.
Diplômé de l’ESAPB, Biarritz, en 2012 et des Beaux-Arts de Nantes Saint-Nazaire en 2014.
Diplômé de l’École Supérieure d’Arts du Pays Basque etde l’École Supérieure des Beaux-Arts de Nantes (2014), il est co-fondateur de l’artist-run space Grande Surface à Bruxelles. En 2016, il participe à la 66e édition de « Jeune Création » à Paris. De 2019 à 2022, il participe aux expositions « DYADES » à la Galerie Mansart (Paris), « États des Lieux» à La Vallée (Bruxelles), à la biennale Artpress au MAMC+ (Saint-Étienne), « Assemblage #36 » à Julio Artist – run space (Paris) ainsi qu’à la Biennale de l’Image Tangible (Paris). En 2023, il expose au PhotoBrussels Festival et à l’exposition « Wasteland » à Chapelle XIV (Paris). En 2024, il est en résidence à Jakmousse +- (Montreuil) et au YARW (Weidingen), et présente une exposition à la galerie Mélanie Rio (Nantes).
Du palimpseste jusqu’à l’expérimentation des techniques numériques en passant par le portrait, sa démarche est dominée par la narration, où le spectateur se trouve convoqué à l’intérieur de la fiction visuelle afin de la co-construire. Cette fiction, constituée par le monde des formes et des couleurs, est celle d’une nature fragmentée, rythmique, aux frontières de l’abstraction. Pour l’évoquer, l’artiste utilise des matériaux divers (acrylique sur verre, béton, plâtre, bâche et tissus déteint à la javel…). Le but est de diffracter la lumière aussi bien dans sa transparence que dans son opacité.
Emika Lannelongue
Les liens entre mémoire et enregistrement constituent le fil conducteur d’une recherche où l’image, sous ses multiples formes, devient à la fois trace et questionnement. Dans une ère de la réminiscence numérique, cette exploration interroge la manière dont les images, les objets et les récits façonnent la perception du passé, nourrissent la nostalgie et influencent la construction des mémoires personnelles et collectives. Par l’expérimentation de différents médiums, chaque projet invite à sonder la fragilité de ces traces, oscillant entre document et fiction, intime et universel.
« .. Lorsque l’on regarde une photographie, il est difficile de ne pas se plonger dans l’image, d’observer un paysage comme par une fenêtre, de regarder droit dans les yeux un portrait… Et d’opérer par là même un voyage dans le temps et l’espace. Mais dans les clichés d’Emika Lannelongue, quelque chose cloche. Surgissant comme un phénomène surnaturel, un étrange éclair perce l’image, et invite de l’inquiétude dans le ciel clair.
Emika a tout simplement déchiré les négatifs, rendant la photographie à sa matérialité, à son processus de production. L’intime, figé dans sa représentation photographique, est malmené comme un souvenir qui s’effacerait petit à petit. Un geste minimal, certes, mais hanté par une réflexion autour de l’impermanence qui bouleverse. .. » Texte de Maïlys Celeux-Lanval.
KENJI MEUNIER
Kenji Meunier est un artiste vidéaste dont le travail explore les frontières entre image, mouvement et participation du public. Passionné par les technologies immersives, il crée des oeuvres interactives. Smart TV (for dumb people?) Quand l’objet sera malin, le sujet sera-t-il superflu ? Cette série d’installations utilise l’esthétique brute du tube cathodique pour déconstruire les névroses que la course à la technologique nous inflige: le narcissisme aveugle, l’indifférence face à la violence, la consommation des corps et notre soif inépuisable de distraction.
Ici, l’écran n’est pas une fenêtre sur le monde, c’est un mur sur lequel nous nous écrasons. Dans cette modernité qui érige l’intelligence de la machine en absolu, l’humain ne se retrouve-t-il pas condamné, malgré lui, à n’incarner que la bêtise ?
Kenji Meunier, né en 1988 vit à Paris.
Léa Dumayet
Léa Dumayet a présenté son travail lors de déplacements en France et à l’étranger, notamment à Londres, Milan, Côme et Lisbonne. Sa pratique est essentiellement sculpturale et procède d’abord d’une recherche instinctive et empirique sur les caractéristiques des matériaux. Ses sculptures et installations sont souvent en équilibre. Elles oscillent constamment entre des notions contradictoires : fragilité et force, légèreté et pesanteur, équilibre et porte-à-faux, réalité et rêve, attraction et risque… Léa Dumayet invite les spectateurs à en éprouver les tensions.
« Léa Dumayet met à profit en cherchant — comme à son habitude — les points d’équilibre de l’architecture des formes qu’elle crée dans le vide de l’espace, sans en faire d’anecdote esthétique ni céder à l’attrait rassurant d’un motif ornemental, en tension élastique des manchons de caoutchouc naturel d’hévéa dans les réserves mêmes de l’usine Jakmousse qui les conditionne, déployant un tracé de courbures à l’horizontalité fugace et labile face aux fascinantes hauteurs du lieu, en une funambulesque mise en pièce d’un éclaté organique sis au cœur de la structure industrielle verticalisée….» Texte de Vincent Labaume.